Coup d’éclat diplomatique pour Rabat. Le Roi Mohammed VI a officiellement accepté l’invitation du président américain à rejoindre le nouveau « Conseil de la paix ». En intégrant cette instance aux ambitions mondiales, le Royaume confirme son rôle de pivot dans la nouvelle architecture de sécurité internationale voulue par Washington.
Un engagement stratégique pour le Royaume
L’annonce est tombée lundi soir via un communiqué de la diplomatie marocaine : le Maroc rejoint le cercle très restreint des membres fondateurs du « Conseil de la paix » (Board of Peace). Saluant la « vision du président Trump pour la promotion de la paix », le Souverain marque ainsi la volonté du Maroc de peser dans les grandes décisions de gouvernance mondiale.
Le Royaume prévoit de ratifier prochainement la charte constitutive de cette instance, s’imposant comme le premier État à officialiser son adhésion à ce projet d’envergure.
De Gaza à la sécurité mondiale : un mandat élargi
Si le projet initial, né à l’automne 2025, se focalisait exclusivement sur la reconstruction et la gestion de la bande de Gaza, le Conseil a radicalement changé de dimension. Sa charte finale lui attribue désormais une mission globale :
- Médiation internationale : Prévention et résolution des conflits armés à travers le globe.
- Gouvernance privée : Une structure qui s’affranchit des cadres multilatéraux traditionnels comme l’ONU.
- Influence renforcée : Le Maroc, fort de son expertise sur les dossiers du Moyen-Orient, y voit un levier pour accroître sa visibilité diplomatique.
Le prix de la permanence : un milliard de dollars
Le fonctionnement du Conseil détonne par son approche transactionnelle. Pour obtenir un siège permanent au sein de cette instance, les États membres doivent s’acquitter d’une contribution financière supérieure à un milliard de dollars.
Si plusieurs dirigeants mondiaux, dont Vladimir Poutine ou Recep Tayyip Erdoğan, auraient été sollicités, le ralliement de Rabat constitue la première pierre concrète de l’édifice Trump. Ce positionnement renforce l’axe Rabat-Washington et place le Maroc aux premières loges des futures négociations sur la stabilité régionale et internationale.
